Un fondateur


Un écrivain

Catégorie Un fondateur.
Publié le 13 juillet 2005
Mise à jour le lundi 7 avril 2008

L
E Père Timon David a beaucoup écrit. L’ensemble constitue une cinquantaine de volumes. On peut se demander comment un homme tant occupé par ses jeunes et présent au milieu d’eux, tant accaparé par les multiples tracas provoqués par la construction de ses œuvres, par leur gestion temporelle, si souvent en voyage, a pu trouver du temps pour tant écrire.

Il n’écrit pas pour le plaisir d’écrire. Il écrit en général pour des raisons précises et apostoliques. Ses écrits sont variés et de divers types. Certains lui sont personnels. Il écrit de façon confidentielle ce qu’est sa vie, celle de ses ancêtres, de sa famille ; les épreuves rencontrées tout au long de sa vie. Il épanche sur le papier ce dont il ne peut pas parler.

Il y a aussi nombre de ses sermons, souvent des canevas ; des sujets traités dans le cadre de l’œuvre ; des réflexions faites suite à certaines lectures ou concernant des événements de société.

D’autres sont écrits directement pour les jeunes de l’œuvre. Dans le Livre des « Annales » il raconte et explique les débuts de l’œuvre, son essor, comment elle fonctionne, l’esprit qui doit y régner et comment le favoriser. En fait, par le récit il explique aux jeunes sa Méthode de direction. Pour eux il écrit dans « les Souvenirs » le récit de la vie de plusieurs membres de l’œuvre décédés jeunes et qui ont mené une vie, ou une fin exemplaires.

Il y a enfin des ouvrages qu’il a dû écrire et publier pour exprimer sa pensée et sa Méthode. A côté de certaines brochures assez brèves dans lesquelles il expose son opinion, fondée sur sa propre expérience et sa pratique pastorale, en particulier dans le domaine de l’éducation, se trouvent deux œuvres majeures : « La Méthode de Direction des œuvres de jeunesse » dont la première édition date de 1859 et « le Traité de la confession des enfants et des jeunes gens » dont il produisit une première édition dès 1865.

A cela il faut rajouter qu’il écrivit la vie de personnes qui le marquèrent profondément, d’une part « Saint Joseph Calasanz » ; d’autre part celui qui fut son confesseur et conseiller pendant plus de 30 ans, le « Père Jean du sacré-Cœur », fondateur à Marseille des Religieuses Victimes du Sacré-Cœur.

Le Père Timon David met sa plume au service de ses convictions et principalement de celle qui fut la raison de sa vie : l’éducation chrétienne de la jeunesse ouvrière. Quand il développe ce thème il se révèle tout entier ; il est à la fois maître et apôtre. Mais quel que soit le sujet qu’il aborde, il a sa manière propre de le traiter. Sa plume court sur le papier et vise toujours le but recherché.