Un fondateur


Messager de la Bonne Nouvelle

Catégorie Un fondateur.
Publié le 13 juillet 2005
Mise à jour le lundi 7 avril 2008

« Malheur à moi si je n’évangélise pas ! » ce propos de Saint Paul, le Père Timon David aurait pu le faire sien.

I
L fut un prédicateur infatigable.

Les jeunes qui viennent à l’œuvre sont des jeunes ouvriers qui ne connaissent quasiment rien de la foi de leur baptême. Ils sont déchristianisés.

Le Père Timon va mettre tout en œuvre pour qu’ils sachent qui est Celui dont lui, Timon David parle. Exhortations, gloses, sermons, instructions diverses et variées selon les temps liturgiques, selon les âges, selon le degré de vie chrétienne des auditeurs, selon l’actualité. Tout est bon pour que Jésus Christ soit annoncé et que l’enseignement de l’Eglise soit connu dans sa vérité et son intégralité.

Son enseignement est simple, sûr, direct, avec des mots que les ouvriers peuvent comprendre. Ce n’est pas l’intelligence qu’il faut toucher mais le cœur. Il ne faut pas en faire des théologiens mais des amis du Christ, des apôtres auprès de leurs collègues dans l’œuvre et à l’extérieur.

« Dieu sensible au cœur ». Faire aimer celui qui nous a tant aimés. L’aimer pour le faire aimer autour de soi, tel est son but !

Les jeunes se fatiguent vite de réunions de formation qui coupent leurs activités de loisirs ; de plus, tous ne sont pas capables de recevoir beaucoup. Certains peuvent davantage. Pour ceux-là, il y aura des « associations », groupes de réflexion et de prière, composés par tranche d’âge pour ceux qui sont désireux de plus, que l’on pourra mieux aider à avancer, qui pourront rayonner dans l’œuvre leur amour du Christ à travers toutes les activités.

Enfin la Liturgie sera elle aussi messagère de la Bonne Nouvelle. La Liturgie bien vécue et comprise fait vivre avec l’Eglise. Par les sens, le cœur comprend ce que la Liturgie signifie, surtout lorsque les jeunes sont invités à y prendre une part active.

C’est à l’intérieur de son œuvre et pour ses jeunes que le Père Timon David exerça le ministère de la Parole ; mais sa renommée fit que souvent il fut appelé à l’extérieur, et souvent très loin de Marseille pour prêcher sermons, récollections, retraites, de préférence à des jeunes gens.