Prochains evenements :



Articles les plus récents

L’Aventure Timonienne

Téléchargez ce document et diffusez-le largement...

L’Aventure Timonienne - 1.7 Mo
L’Aventure Timonienne
(PDF, 1.7 Mo)

Publié le lundi 25 juin 2012
Le Père Dominique : témoignage

Pere de jeunesse, il a parlé à mon cœur de jeune

La silhouette mince et élancée du père Dominique, souriant et sortant de son petit bureau qui donnait directement sur le préau, avait tout pour capter votre attention. Son allure distinguée révélait son éducation dès la première rencontre, elle s’opposait brutalement à ce qui se vivait sur Saint-Mauront.

Le quartier était et demeure populaire. L’eau coulait facilement dans les caniveaux pour aider au nettoyage à grand eau et favorisait les jeux des enfants l’été. Le langage était de charretier bien qu’il ait pris l’accent local. On disait que c’était du marseillais, il en demeure pas moins qu’il était ponctué de vocabulaire qui par l’usage avait perdu une partie de sa grossièreté mais pas de son sens.

Dans ces quartiers la vie quotidienne est dure et très éloignée de la douceur des prairies et de la vie simple de la campagne. L’espace est convoité, surchargé et les esprits sont surexcités, les altercations faciles. Enfant, aux cris, je n’avais pas de mal à deviner derrière les volets fermés les drames familiaux qui pouvaient éclater ; le père de famille venait de perdre son emploi, il n’y avait plus d’argent pour finir le mois, on ne se supportait plus et on se faisait des reproches.

Nous, à sept puis à cinq, nous vivions dans le grenier d’une maison de la rue Danton sans WC, ni salle de bain. Ma mère vivait dans la hantise que la propriétaire mette fin à notre bail et que nous perdions notre chez-nous.

L’œuvre était la bouée de secours et le lieu sûr où on accueillait les jeunes garçons à la petite œuvre. Après le frère Gaillard, j’étais très attentif aux paroles du père Dominique, un père de jeunesse qui ne manquait pas d’autorité mais dont la douceur caractérisait sa personnalité. À ses côtés, le Père Mario était plus énergique et organisateur. Il avait en charge les grands.

À la chapelle, le père Dominique s’appliquait à nous faire aimer Jésus offert à nous dans l’eucharistie. Malheureusement pour moi j’étais plus préoccupé par mes genoux qui me faisaient mal à chaque génuflexion qu’à conserver mon attention sur les paroles et les gestes du célébrant.

Les autres moments de rencontres privilégiées avec notre père de jeunesse étaient les heures de catéchismes. Son affection pour le Seigneur, ses qualités d’éducateur, son érudition et son ardent désir d’annoncer l’évangile s’exprimaient pleinement. Avec lui, j’ai rencontré Jésus, l’ai aimé et désirais être son ami. Il nous faisait découvrir ses paroles et comment il était présent au milieu des hommes. Tout cela me fascinait bien que j’avais du mal à reconnaître le fils de Dieu dans cet ami de l’humanité.

Et puis à l’aube de mon adolescence, mon histoire m’a conduit, sans que je le décide, à quitter l’œuvre. Le père Dominique avec la ténacité qu’on lui connait, soucieux de tous ses enfants, est venu à la maison me rencontrer et discuter avec moi. Je ne l’ai pas épargné, avec la violence d’un adolescent débordant de questions, sans certitude mais révolté par les injustices. Nous avons échangé longuement sans complaisance. Méfiants envers tous les représentants d’une société que je rejetais en bloc, je m’acharnais à chercher à le mettre en difficulté.

Une fois de plus, c’est sa douceur qui a eu le dernier mot car elle témoignait que j’avais de l’importance à ses yeux et pour Dieu dont il essayait avec humilité d’être l’intermédiaire. Quelques années plus tard, en effet, je retrouvais le chemin de l’Église puis je rejoignais la fraternité timonienne. Comme le Père Timon David, il faisait confiance à la jeunesse et a voulu transmettre aux fils d’ouvrier le meilleur de ce qu’il avait lui même reçu. Par amour de Jésus il s’est pris d’affection pour nos mines de « garis » et pour nos familles.

Héros discret du quotidien comme Saint joseph, notre père de jeunesse semblait ne donner aucune prise au temps et on s’émerveillait de le voir, cela nous rassurait. Aujourd’hui qu’il a rejoint la véritable éternité, nous ne doutons pas qu’avec Sainte Thérèse de l’enfant Jésus il continue à veiller sur nous tous avec la même tendresse et la même patience.

Alain VOLLARO

Publié le samedi 31 décembre 2011
Consécration des jeunes au Coeur de Jésus

PRIERE de consécration des jeunes au Sacré-Coeur de Jésus de Benoît XVI aux JMJ de Madrid

Seigneur Jésus-Christ,

Frère, Ami ; Rédempteur de l’homme,

Regarde avec amour les jeunes ici réunis, et ouvre pour eux la source éternelle de ta Miséricorde, qui jaillit de ton Coeur ouvert sur la Croix.

Dociles à ton appel, ils sont venus pour être avec toi et t’adorer.

Je les consacre à ton Coeur pour que, enracinés et édifiés en toi, ils soient toujours à toi, dans la vie et dans la mort.

Qu’ils ne s’éloignent jamais de toi !

Donne-leur un coeur semblable au tien, doux et humble, pour qu’ils écoutent toujours ta voix et tes commandements, et qu’ils accomplissent ta volonté, et soient au milieu du monde, une louange à ta gloire.

Afin que les hommes, en contemplant leurs œuvres, rendent gloire au Père qui vit avec toi, heureux à jamais dans l’unité de l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Amen

Publié le lundi 12 septembre 2011